D'un point de vue graphique le jeu est magnifique, très fin et extrêmement détaillé. Seul bémol certains ennemis sont un peu trop pixellisés et certaines couleurs paraissent un peu fades (seulement au premier stage). Le jeu regorge d'effets de lumière et de transparence de toute beauté. (au stage 3 par exemple, de nombreux rayons de lumières traversent les arbres de la forêt Shinju ou bien encore les effets de transparence des icebergs au stage 2).
Quant au bestiaire il est extrêmement varié suivant les stages : dinosaures, insectes marins, coléoptères, insectes volants, dragons. Les stages parlons en justement, ils sont tous magnifiques et chaque stage dégage un petit quelque chose d'enchanteresse. A travers ces cinq stages vous serez amené à traverser : l'île des dinosaures parsemée d'île flottantes (pas le dessert ), un monde de glaces composé de monstres marins, la forêt Shinju remplie de coléoptères, une montagne avec des ruines remplie de Kôjû volant et enfin le palais de Larsa véritable ville à l'architecture chinoise remplie de dragons.

Au niveau de l'animation rien à redire c'est fluide, aucun ralentissement malgré l'écran remplie de boulettes (et ceci dès le stage 2). Quand aux patterns pour les boss, ces derniers sont très jolis et inventifs. Je n'avais pas vu ça depuis Ketsui.
Dernier point, les musiques elles, sont sublimes. La musique du stage 5 est dans le style Erhu (violon chinois) qui colle parfaitement avec le style asiatique du palais de Larsa. La musique des boss est angoissante à souhait. Que du bonheur quoi.

Trois modes de jeu sont à disposition du joueur : Original, Maniac et Ultra qui pourraient correspondrent à trois niveaux de difficulté : Facile, Normal et Hard.
Mode Original :
Mode le plus simple qui s'apparente au mode facile, ce mode de jeu introduit deux compteurs en haut à gauche de l'écran. Chaque ennemi détruit rapporte des gemmes qui une fois ramassées vont augmenter le compteur.
En regardant le compteur on peut s'apercevoir qu'il alterne entre deux couleurs, soit il est vert, soit il est bleu, cette alternance de couleur se fait toutes les 500 gemmes ramassées.
Donc de 0 à 499 gemmes le compteur est vert puis de 500 à 999 le compteur deviendra bleu et ainsi de suite.
Ceci peut passer pour un gadget mais cela ne sert pas seulement à faire joli. En effet la couleur du compteur correspond à un tir : compteur vert tir, compteur bleu laser. Le fait de tuer un ennemi ou un boss avec le tir correspondant à la couleur du compteur, aura pour incidence de donner des grosse gemmes au lieu de petites gemmes habituels ce qui gonflera beaucoup plus rapidement le compteur.
La clé du scoring en Original est donc la bonne utilisation des deux différents tirs suivant la couleur du compteur. Les extends sont à 35.000.000 et 100.000.000. Ce mode Original est donc plus intéressant que celui de son prédécesseur ou il fallait seulement tirer sans aucunes subtilités, et on peut ici parler d'un vrai mode de jeu.

Mode Maniac :
C'est le mode de base du jeu qui pourrait être comparé au mode Normal. Ici il ne sera plus question de couleurs et il n'y a qu'un seul compteur d’utilisé. Et en dessous du compteur une barre bleue apparaît si Reko ou Palm tirent sur des Kôjûs. Tout d'abord à quoi sert cette barre bleue. En chaînant Kôjû la barre va se remplir (attention c'est différent de DoDonPachi puisque ici avec à peine cinq ou six Kôjûs de détruits, la barre bleue est déjà au maximum). Une fois la barre bleue au maximum, une barre rouge apparaît au bout de celle en bleue. C'est alors que tout Kôjû détruit avec le laser donnera des grosses gemmes (valable aussi sur les boss et mid-boss) et ce jusqu'à ce que la barre rouge disparaisse.
L'idéal étant de détruire une vague de petits Kôjûs pour détruire un gros avec le laser lorsque la barre est en rouge et ainsi maximiser les gemmes ramassées. J'en viens au compteur maintenant, ce compteur augmente en ramassant des gemmes jusqu'à un maximum de 9999 et revient à 0 au stage suivant. Lorsqu'il n'y a aucune barre bleue sous le compteur, tout Kôjû détruit avec le laser, ainsi que les patterns à l’écran, donnera des gemmes bleues portant un multiplicateur, dont la valeur correspond à la valeur du compteur. Toute gemme bleue ramassée fera alors baisser le compteur.
Le principe de ce mode est donc de gonfler son compteur à la plus grande valeur possible pour ensuite détruire un Kôjû avec le laser (sans la présence de la barre bleue) lorsqu'il y à plein de boulettes à l'écran. Il faudra donc bien jongler entre ramasser des grosses gemmes et appliquer le multiplicateur. Les extend sont à 100.000.000 et à 250.000.000.

Mode Ultra :
C'est le mode pour les psychopathes (équivalent d'un mode Hard dira t'on). Tout comme Mushi premier du nom l'écran sera parsemé de boulettes tout au long de l'aventure. Le premier stage peut paraître énormément abusé par rapport à ceux qui suivent, bien que les stages suivants ne soient pas non plus une promenade de santé.
Que dire de ce mode? Des boulettes qui sortent de partout, des boss d'une violence extrême, ce mode Ultra peut faire très très peur mais il s'avère abordable (en tout cas pour les trois premiers stages) lorsque l'on sait les placements à effectuer. Il y a quand même de l'esquive à faire mais en détruisant les bons ennemis des leur apparition les efforts d'esquive seront moindre. De plus le fait d'exploser un gros Kôjû annulera toute boulette présente à l'écran et les transformera en gemmes. Pour le système du mode Ultra, on prend le système du mode Original avec juste un petit changement, cette fois-ci le compteur changera de couleur toutes les 2000 gemmes amassées et non plus 500.
Bon je ne vous cacherais pas que la plupart du temps on ne se soucie pas de tuer tel ou tel Kôjû avec le tir correspondant au compteur (il faut être suicidaire ou japonais pour essayer de détruire un gros Kôjû avec le tir et non le lase). Il est à noter que pour la première fois dans un jeu Cave il existe plusieurs TLB (TrueLastBoss). La condition pour le rencontrer et d'arriver à Larsa en un crédit et de battre sa première forme toujours avec un crédit, rien que ça!! Pour les extends, elles sont à 250M et 600M (mais la plupart des salles ont mises les extends à chaque 80M). Il existe à ma connaissance deux personnes qui ont réussi à ALL le mode Ultra avec seulement deux extend par défaut : Yusemi et DameK.K (respectivement 2,6 milliards et 2,9 milliards). Ca calme!!!


En conclusion, avec une animation impeccable, des graphismes de toute beauté, des stages tous plus diversifiés les uns que les autres, un gameplay simpliste mais jouissif. Mushihime-sama Futari 1,5 s'impose comme LE SHMUP à posséder. Une suite qui n'en a que le nom et qui pourrait être pris comme un nouveau jeu, on peut lui trouver quelques similitudes comme la présence de Reko ou quelques Kôjûs vues dans l'épisode précédent mais ils sont peu nombreux.
Il enterre le premier Mushi en tout point! Certains préféreront le premier opus, c'est la nostalgie ça, mais en tout honnêteté Futari 1,5 le surclasse à tous les niveaux! Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant eu de plaisir avec un nouveau shmup. Ce jeu m'a traumatisé et je prends toujours autant de plaisir à y jouer même 8 mois après sa sortie. Ce jeu est obligatoire pour tout fan de shmup .

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