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R-TYPE
The masterpiece !!!
Développeur : Irem
Année de sortie : 1987
Support : Pcb (jamma)
Système : -
Genre : Shoot'em up
Players : 2, l'un après l'autre

Testeur : Neophil03
Mise en page : Smiletkidi
Vidéo : non
Ajouté au site le : 17/04/2007
pcb picture

cliquez pour agrandir

Nous sommes en 1987 au Japon, et un petit éditeur répondant au doux nom de IREM (International Rental Electronics Machines), connu jusqu’alors pour des titres comme Green Beret en 1980 ou bien Spartan X et Lode Runner en 1984, décide de sortir sur sa superbe et toute nouvelle carte, j’ai nommé la M72, un nouveau shooting game portant le nom de R-Type. C’est ainsi que derrière ce nom fort peu commun pour l’époque, se cache un jeu qui va révolutionner le genre et marquer les esprits des joueurs à tout jamais.

Bon, nous pardonnerons à IREM leur manque d’imagination pour le scénario qui est on ne peut plus classique (quoique…pour l’époque… :D). En effet la Terre est assaillie par des envahisseurs extra-terrestres venant d’une autre dimension et utilisant un armement mi-biologique, mi-mécanique des plus étrange. Afin d’enrayer leurs projets, les terriens envoient leur plus valeureux pilote à bord du meilleur vaisseau disponible, le « R-9 », équipé d’une arme volée à l’ennemi : la « Force » et seul capable d’aller détruire l’ennemi en pénétrant à l’intérieur de sa dimension. La recette paraît bien pauvre, mais tout l’intérêt du jeu est posé.


R-Type pcengine art box

R-Type est donc un shoot’em up à scrolling horizontal, se jouant seul, bien qu’un mode 2 joueurs soit présent, mais uniquement alternativement. On contrôle son vaisseau à l’aide des 8 directions du joystick et 2 boutons de tirs, le premier servant à tirer et lancer un « beam » et le deuxième à accrocher ou décrocher la « force ». En effet, tout au long du jeu, diverses options s’offrent au joueur une fois les petites capsules « POW » détruites :



Votre vaisseau : le R-9

Le « R-9 » est le vaisseau spatial le plus perfectionné et le plus dangereux (et le plus fragile aussi :D) que possède la terre. Il est équipé d’un réacteur à fusion nucléaire qui lui assure une autonomie absolue et une puissance de tir illimitée. Il permet également de concentrer son énergie en un tir puissant appelé « beam » qui peut traverser plusieurs ennemis et faire des dégâts considérables.

 
Blast off and strike the evil Bydo empire !!

Votre périple va se dérouler sur 8 stages qui composent le jeu, chacun étant particulier et mettant votre talent à rude épreuve.

 Stage 1 : la base d’avant-garde de l’empire Bydo
Ce stage est une petit mise en bouche du jeu, il est relativement facile, vous permettra de vous familiariser avec vos options ainsi que la « force », et de découvrir la redoutable puissance du « beam » sur la grande roue de tourelles qui se trouve au milieu du niveau. Le thème musical abordé lors de ce stage restera intemporel dans les esprits et se retrouvera dans la majorité des autres R-Type sortis par la suite. Graphiquement parlant, c’est assez pauvre mais ça nous propulse directement dans l’ambiance biomécanique du jeu très Alien-èsque…le boss de fin de niveau nous le prouvant pleinement. « Krell » en effet est un boss très emblématique des R-Type et ressemble étrangement à la créature de Giger pour le film de Ridley Scott sorti 8 années plus tôt. Qu’importe, ça déchire !!

 

 Stage 2 : les caves Bydo
Une fois Krell détruit, nous entrons pour de bon dans la dimension de la Bydo, et là les choses se corsent !! Votre R-9 est assaillit de part et d’autre par des créatures sortant des parois, il faudra donc veiller à ce qui se passe autour de vous ! Sur la fin du niveau, un immense serpent biomécanique vous accueille avant de rentrer dans une espèce d’énorme créature immonde du nom de Gomanda. Ici la stratégie sera de mise !

 

 Stage 3 : le vaisseau de combat « Mega »
Le stage commence avec quelques parois de part et d’autre mais voit vite arriver face à vous un énorme vaisseau !! Celui-ci est immense et est bourré de petits canons. Bien que le stage soit entièrement composé de l’affrontement de ce vaisseau, celui-ci n’est pas très compliqué et sera vite réduit en cendres après un bon gros « beam » dans son réacteur principal.

 

 Stage 4 : les cellules mécaniques
Ici, vos nerfs seront mis à rude épreuve. En effet, tout au long du stage, des créatures venues de toutes parts vont chercher à vous enfermer à l’intérieur de cellules mécaniques ne pouvant être détruites que par une puissance de tir élevée. Il vous faudra donc beaucoup de sang froid, une bonne dose de par-cœur et un placement intelligent de la « force ». Vous affronterez l’impressionnant « Monpaira » en fin de niveau qui malgré tout est moins impressionnant qu’il n’y parait.

 

 Stage 5 : les caves sous-marines
Un niveau très riche graphiquement parlant mais qui ne sera pas avare en tirs vous demandant là encore une bonne dose de réflexes. Le boss, Kraken, n’est pas très difficile si vous arrivez bien armé, mais il faudra bien faire attention de ne pas se faire coincer dans un coin.

 

 Stage 6 : le dépôt labyrinthe
Un niveau au machiavélisme totalement assumé ! S’il ne vous demandera pas forcément une grande puissance de feu, en revanche il ne vous laissera pas le droit à l’erreur quant au placement ! Il s’agit en fait d’un immense labyrinthe parcouru par des « Dopu », créatures Bydo quasi indestructibles si ce n’est par un « beam » bien placé. Il faut donc chercher à les éviter à tout prix sans se faire écraser ou coincer. Pas de boss pour ce niveau, il faudra seulement affronter plusieurs Dopu dans un environnement clos.

 

 Stage 7 : la ville en ruine
Là encore nous avons droit à un stage purement sadique. Il faut jongler sans cesse avec la « force », le R-9 est assaillit de tous côtés, et les parois qui pourraient vous permettre de vous réfugier explosent en petits morceaux. Bref, aucun répit et beaucoup de dextérité ! Le boss quant à lui est une énorme décharge répondant au nom de Buronku. Il vous balancera tout ce qui lui tombe sous la main afin de vous détruire.

 

 Stage 8 : la base principale de l’empire Bydo
Ce stage est assez court mais vous serez immédiatement attaqués par des embryons Bydo qui viendront du haut et du bas de votre écran. Attention cependant aux sphères indestructibles ! Vous ferez donc face à la Bydo elle-même qui vous demandera de l’endurance et de la persévérance.

 

Voilà une fois tous ces stages franchis, il ne vous reste plus qu’à essayer le second loop qui sera plus riche en tirs, ces derniers étant également plus rapides.

Côté technique

Alors certes le jeu date de 1987 et donc n’est pas tout jeune, mais il fait preuve pour l’époque d’une beauté hallucinante, de musiques très immersives, d’un gameplay parfait et d’une difficulté parfaitement dosée. En ce qui me concerne, 20 ans après, je le trouve toujours aussi beau et ses musiques me restent à jamais gravées dans la tête, le tout dans un univers biomécanique parfaitement retranscrit.

 

Verdict!

  Graphismes : 16/20
Certes, certains d’entre vous trouverons certains stages un peu « vides », mais je trouve que celà ne gène en rien car ils se fondent dans l’ambiance du jeu. Les graphismes sont donc très propres et relativement fouillés surtout pour un jeu de 1987 !!

  Animation : 18/20
Parfaite !! sprites parfois énormes mais qui restent fluides.

  Jouabilité : 18/20
Aucun problème, le R-9 répond au doigt et à l’œil.

  Bande son : 18/20
Bon alors évidemment ça n’a peut être rien de transcendant en 2007, mais ces thèmes sont devenus cultes et je ne peux que leur donner une note à la hauteur de ce qu’ils représentent.

  Intérêt : 18/20
Beau, révolutionnaire, très difficile, il vous donnera du fil à retordre et vous marquera à tout jamais.

  Note globale : 20/20
Un chef d’œuvre, tout simplement !! Alors oui j’ose le 20/20 car peu de jeux ont le mérite d’être intemporels comme ce R-Type et encore moins ont su révolutionner le monde du jeu vidéo comme lui. 20/20, c’est peut être pas objectif en 2007, mais je suis fan et je l’assume totalement ^^

+ loin : Retrouvez sur notre site le test de sa suite : R-TYPE II
 R-Type Irem official page.

Note : 20/20