Une fois votre choix effectué, la carte du niveau vous est présentée avec pour repères, vous, le boss et le portail du niveau.

Break the gate !!!
Voilà donc le principe de Spikeout. Il vous faut « nettoyer » complètement une zone pour pouvoir accéder à la suite et affronter le boss, et ce, dans un temps limité, pour enfin enfoncer le portail et passer à la zone suivante. Seulement voilà, c’est plus simple à dire qu’à faire ?
Vous allez donc commencer votre périple dans la pièce de votre personnage que vous aviez découverte dans l’introduction pour vous débarrasser des intrus, et continuer votre chemin. On y découvre alors des décors plutôt sympathiques avec un certain souci du détail et qui aujourd’hui encore sont agréables à l’œil. Certes, certains éléments du décor et des personnages sont un peu carré, mais c’est finalement pas très gênant et on en fait très vite abstraction ;) En revanche, il est assez bluffant de voir le paysage s’afficher sur une très très grande distance, car étant en hauteur au début du stage, vous pouvez y admirer la quasi-totalité du niveau avec vue sur la mer ! A noter que ce stage était absent de la 1ère version de Spikeout, en + d’offrir le personnage de Spike Jr qui accompagne fidèlement son père tout en l’imitant, en étant également + difficile et en proposant un autre mode de jeu (3 minutes rush mode).

Une fois le stage de « Spiker’s Camp » bouclé, vous arrivez enfin à Diesel Town, là où commençait Spikeout DBO. La musique est toujours aussi métal, l’ambiance est là, et l’on se sent vraiment plongé dans les rues de la ville au beau milieu des malfrats. Mais c’est aussi à partir de ce stage que s’offre une des possibilités majeures du jeu, le choix de la direction. En effet, après avoir vaincu Victor, vous aurez le choix entre aller dans les égouts ou continuer dans la ville, et bien sur, ce choix va déterminer également tous les niveaux que vous allez parcourir par la suite. Mais vous aurez également d’autres endroits où ce genre de choix s’offrira à vous, ce qui fait donc de Spikeout un jeu aux environnements variés et tout particulièrement immenses. Il faut savoir que le jeu comporte 5 stages différents (Spiker’s Camp, Diesel Town, Astro Mall, Ship Yard et Imperial Opera) pour environ 40 zones, cependant vous n’en ferez que 4 (soit Diesel Town ou Astro Mall) suivant le chemin emprunté, et ce ne sera donc pas forcément les mêmes endroits suivant le chemin choisi. Malgré tout, il existe une méthode qui vous permettra de faire les 5 stages d’affilée, mais celle-ci vous demandera beaucoup de pratique et de méthode, car il faudra vaincre le boss final d’une de ces zones sans tuer AUCUN de ses acolytes !

Seulement 5 stages me direz-vous ? Oui seulement, cependant, ils sont tellement immenses et les choix de direction rajoutant à leur durée de vie, comptez quand même pas loin de 2 heures de jeu pour n’en faire que 4 !!!
Egalement présents après 2 stages, des petits bonus game dans lesquels vous devrez abattre le maximum d’ennemis en un temps limité et dans certaines conditions, l’occasion de gagner un maximum de points par rapport à ses coéquipiers

La jouabilité

Tout comme son prédécesseur, Spikeout Final Edition se joue avec 4 boutons d’action :
SHIFT : vous permet de vous déplacer autour de vos ennemis en « strafant », c'est-à-dire en restant tourné dans une certaine direction
BEAT : c’est l’attaque standard qui vous permet de faire un petit enchainement
CHARGE : attaque chargée. Utilisée seule, elle peut soit s’intégrer avec la touche « beat » pour un enchaînement, appuyée répétitivement, c’est une attaque un peu plus puissante de 3 coups, et enfin maintenue chargée, elle vous offre 3 possibilités suivant le temps de charge accumulé :
* niveau 1 : attaque montante qui va « launcher » l’ennemi et vous permettre de l’enchaîner derrière
* niveau 2 : attaque étourdissante qui va assommer l’ennemi quelques secondes
* niveau 3 : attaque puissante qui va projeter violemment l’ennemi qui infligera également des dommages aux ennemis se trouvant dans la trajectoire. La charge est donc très importante mais demande une grande maîtrise de votre personnage.
JUMP : c’est donc la touche de saut qui vous permettra…de sauter et de retoucher parfois vos ennemis dans les airs combinée avec la touche « charge » ou de sauter avec un ennemi que vous prenez au corps à corps pour ensuite le lancer au sol ou sur d’autres adversaires.
A ces fonctions de base s’ajoute bien entendu des combinaisons :
: balayette redoutable d’efficacité
: double coup de pied sauté
: coup de poing sauté
: attaque spéciale. Cette attaque utilisera en revanche 1 unité de « SUPER ATTACK » mais peut également être réalisée suite à une prise au corps à corps. Une unité supplémentaire vous est allouée à la fin de chaque zone, mais vous pouvez en trouver également en battant certains ennemis. Cependant, un maximum de 5 attaques est autorisé.
: permet de ramasser un objet, une arme ; B permettra ensuite de l’utiliser ou bien de le lancer en pressant à nouveau B+C.
Ajoutez également à tout ça les diverses possibilités de projections suivant comment vous attrapez votre adversaire ainsi que toutes les combos réalisables seul ou à plusieurs et vous comprendrez alors que le jeu vous offre un choix ultra complet de coups.
Toshihiro Nagoshi avait également tout prévu pour le multi. Non seulement le fait que les niveaux soient découpés en zones ce qui permet aux autres joueurs de vous rejoindre à la fin d’une zone et de ne pas attendre trop longtemps pour vous rejoindre, mais il avait également prévu une méthode de communication afin que les joueurs puissent se comprendre et s’entraider sans avoir à se parler. C’est pourquoi chaque personnage dispose de 4 « teasers » :
: « Thank You » ; cela vous servira à remercier un joueur pour son aide, lorsqu’il s’excuse ou lorsqu’il rentre en jeu et se joint à vous, où pour le remercier de vous laisser un bonus de vie par exemple
: « Sorry » ; sert à s’excuser si vous rentrez dans une partie en cours, si vous causez des dommages involontaires à un joueur ou bien prenez par inadvertance un bonus
: « HELP » ; sert à appeler à l’aide ou à appeler un coéquipier pour lui dire de venir chercher un bonus ou de vaincre un boss
: Teaser spécial pour chaque personnage qui consomme une unité d’attaque spéciale. Ne sert à rien sinon que pour le plaisir .
De part ces « codes » de langage, on arrive donc à une totale coopération et compréhension entre joueurs ce qui est réellement innovant.
En ce qui concerne les bonus, seules des unités de « Super Attack » ou des « Life Up » de différentes capacités vous seront offertes, mais de manière très rare, ce qui renforce le niveau de difficulté. A noter également que votre jauge de vie est partiellement remplie après chaque fin de zone suivant le nombre d’ennemis et de boss vaincus.

Le 3 minutes Rush Mode
Ce mode accessible en appuyant sur les 4 boutons d’action + START avant de commencer une partie vous propose de faire le meilleur score en 3 minutes de jeu et en commençant dans Diesel Town. Il vous faudra donc aller aussi vite que possible tout en gérant au mieux votre santé. Un ranking propre à ce mode est établi.

La réalisation
Au niveau des graphismes, le jeu est certes parfois un peu carré, notamment au niveau des poings des personnages mais dans l’ensemble je le trouve remarquable, et pour un jeu datant de 1999, je trouve qu’il n’a pas tellement souffert de ces années, chose que peu de « vieux » jeux 3D peuvent se vanter. Je dirais même que je le trouve particulièrement impressionnant de part l’énorme taille de certains personnages et la quantité d’ennemis à l’écran. Le jeu ne ralentit pas, reste parfaitement fluide.
L’animation elle aussi n’est pas en reste, et malgré une démarche un peu curieuse de votre personnage lorsqu’il marche (ce qui n’est plus le cas lorsqu’il court), elle est parfaitement fluide, et, petit détail amusant, votre personnage ainsi que les ennemis se suivent du regard et tournent la tête !!
Les musiques sont quant à elles tout à fait exceptionnelles et profitent pleinement de la DSB 2 du MODEL 3. C’est du bon gros métal, avec aussi des chœurs dans le niveau de l’opéra, ou des musiques plus « ambiances » dans le parking de l’Astro Mall…bref, un sans fautes !!!

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